L'HISTOIRE DE LA GINELLE

« Aussi loin que remonte le fleuve capricieux de ma mémoire, depuis les sources claires de mon enfance, la Ginelle s'impose à moi.


Ce grand mas de pierres grises, crépi au mortier de chaux, bas, massif, inébranlable sous son toit de tuiles romanes, semble encore défier les hommes, le temps, les saisons.


L'éperon boisé de chênes verts, de cyprès et de pins qui lui sert d'assise, se profile sur l'horizon Nord, brumeux des montagnes cévenoles.


Ses quinze fenêtres aux volets blancs s'ouvrent au midi, face à la grande barrière bleutée des Pyrénées, découverte, par temps clair, de la Bigorre au Roussillon.


La Ginelle s'inscrit avec bonheur dans ce paysage naturellement doux de collines et de promontoires, décalés d'Est en Ouest, comme une flotte de haute mer dont il serait le navire amiral, ancré dans la campagne au centre d'une escadre de fermes gabarres.


Les images marines un peu insolites s'imposent à ce pays balayé par les vents qui soufflent au flanc des coteaux, sous des cieux mouvants, tantôt sombres et lourds de pluie, tantôt limpides et d'un ciel bleu léger, tantôt parcourus d'énormes nuages blancs cotonneux fuyant vers l'Ouest.


Des accalmies soudaines et radieuses, apaisent la campagne quelques heures ou quelques jours. Cette paix profonde, ce calme reposent un instant les rideaux d'arbres, les castels médiévaux, les clochers des villages, les moulins abandonnés, vestiges de la fabuleuse époque du pastel, dont la culture rémunératrice avait, au Moyen Age, fait baptiser le Lauragais « pays de cocagne ».

L'âme de la Grande Maison dévoile ainsi sa nature profonde, conçue pour affronter les bourrasques hivernales et s'offrir au grand soleil d'été.


Notre famille, innombrable et diverse, lui doit son identité et son originalité. La remarquable personnalité de ma grand-mère inspirait l'âme de la vieille maison, elle nous avait tous marqués. Elles étaient pour moi indissolublement liées. »


Ecrit en 1970 par Michel Castaing, propriétaire de la Ginelle et fondateur de la copropriété.


C'est pour cette grand-mère que la Ginelle est entrée dans la famille en 1860. Ses parents l'ont acquise lors de son mariage pour qu'elle ne s'éloigne pas trop de leur maison de Montmaur située à 2 kilomètres.


Jusqu'à cette date, le domaine appartenait à la famille Séverac. Il fut vendu par deux frères, officier du Génie en retraite, qui y construisirent des greniers, redessinèrent le parc et plantèrent l'allée de pins. L'un des membres de cette famille, le célèbre compositeur de musique Déodat de Séverac a vécu à Saint Félix du Lauragais.


Avant eux l'histoire des lieux est moins connue.


La Ginelle se retrouve sur les plans de construction du canal du Midi et de la rigole de la plaine, sous l'aspect d'un ensemble de bâtiments constitutif d'un hameau. Le tracé de la rigole a amplifié l'originalité des lieux en entourant le coteau d'un ruban d'eau de 4 mètres de large et d'un sillon d'arbres.


En raison de la qualité des lieux, l'occupation est beaucoup plus ancienne comme nous en avons le témoignage par des amphores romaines retrouvées lors de labours profonds.

Locations de vacances Sud Ouest

Découvrez toutes les actualités de Laginelle, maison de vacances, séminaires d'entreprises, mariages et étudiants